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cheval de race Le Boulonnais

Découvrez Les différentes races de chevaux : leurs origines, leurs particularités, leurs domaines de prédilection.

Ses origines

Le Boulonnais est considéré comme une des quatre plus anciennes races de chevaux de trait d’Europe de l’Ouest. Si aujourd’hui, il est connu pour sa masse imposante, il n’en a pas toujours été ainsi. Certaines hypothèses circulent sur ses origines antiques : serait-il originaire de la cavalerie Numide que César aurait installé en « Morinie », nom de l’actuelle région de Boulogne, en vue de conquérir l’île de Bretagne ? C’est ce qu’écrit en 1883 dans son « histoire du cheval Boulonnais » le vétérinaire Hippolyte Constant Charles, affirmant que ces étalons de guerre auraient été croisés avec des juments autochtones. 

Dès l’époque pré-romaine cependant, l’ensemble de la Gaule, comptait un grand nombre de chevaux. Le peuple « Morini » n’y faisait pas exception et l’on peut raisonnablement penser que l’origine la plus profonde de cette race est Celtique.

Plus que l’apport de sang aussi lointain, l’influence de l’alimentation, de la géographie, du climat ainsi que les méthodes d’élevage ont forgé de manière plus certaines encore les bases solides de cette race.

Au XI ème et XII ème siècle, du sang de Flandres et du Brabant aurait été apporté, suivi par l’apport de sang oriental amené par le comte Eustache de Boulogne. Robert d’Artois, soucieux d’en faire un excellent cheval de bataille, croisa ses étalons avec des juments du Mecklembourg. L’apport de sang Andalou et Nordique acheva d’en faire un excellent cheval de guerre, dynamique, résistant, étoffé de telle manière à pouvoir porter le poids d’un chevalier en armure.

 

L’occupation espagnole de la Flandre au XVII ème siècle permis un apport supplémentaire de sang Espagnol, mais aussi de Barbe et d’Arabe. Aujourd’hui, on en perçoit encore l’influence. C’est à cette époque que l’on commence à parler véritablement du « cheval du Boulonnnais », utilisé pour l’armée, notamment en tant que cheval de réserve, mais aussi progressivement pour diverses activités économiques (agriculture, transport…). Son énergie et sa puissance ont permis son utilisation notamment pour la route du poisson entreBoulogne et Paris, activité qui l’a rendu célèbre.

 

SES PARTICULARITÉS

Lorsque l’on parle de Boulonnais, on pense souvent à sa masse imposante. Toutefois, on en distingue principalement deux types assez différents - Le mareyeur, encore appelé petit Boulonnais, qui servait au transport rapide de marchandises tel que le poisson au trot, à raison de 17 Km/h sur plus de 100km. - Le grand Boulonnais, puissant, utilisé autrefois pour les travaux agricoles, notamment pour la culture de la betterave. Sa taille varie de 1m55 à 1m80 selon le modèle, et son poids peut aller de 600 à 1 tonne. La robe était à dominantes noires et baies foncées jusqu’au 18ème siècle, Le transport du poisson se faisant sur une partie de la nuit a conduit à une sélection de la robe grise, tendant vers le blanc, plus visible dans l’obscurité. Il persiste quelques chevaux alezans (15%) et plus rarement noirs. L’emblème de sa race, en forme d’ancre, souligne le côté maritime de son territoire.

 

 

DOMAINES DE PRÉDILECTIONS

Le Boulonnais est un excellent cheval d’attelage : ses allures brillantes, sa musculature, son énergie, qui ont fait preuve autrefois pour le transport du poisson, font encore merveilles aujourd’hui, tant pour la traction utilitaire que pour l’attelage de compétition et de prestige. La route du Poisson, remise à l’honneur tous les deux ans depuis 1991 par M. Pourchet, Directeur du haras de Compiègne à l’époque, font briller le Boulonnais aux côtés d’autres chevaux de traits.

 

Découvrez les autres races de chevaux :

- Le cob normand

- Le falabella

- Le pottok

- Le connemara

- Le marwari

- Le curly

- Le shire

- Le tolfetano

- Le welsh

- Le Clydesdale 

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