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Cheval de race Brumby

Découvrez les différentes races de chevaux : leurs origines, leurs particularités, leurs domaines de prédilection.

Ses origines

Le Brumby fait partie de l’image de l’Australie. D’aspect sauvage, il descend en réalité de chevaux échappés depuis les premières vagues de colonisation européenne vers 1788, avec la « first fleet ». Il est le résultat de croisements entre plusieurs races et l’influence de l’environnement australien (climat, nourriture...). Parmi les races à l’origine du Brumby, comptons les poneys du Timor (Indonésie), différentes races de chevaux et poneys Britanniques, Pur-sang Anglais (apport vers 1810), Pur-sang Arabe, cheval du Cap (Afrique du Sud)…

L’origine de son appellation est assez controversée : une première hypothèse viendrait du fait que le sergent James Brumby aurait relâché tous ses chevaux avant de partir vers la Tasmanie en 1804. Une seconde hypothèse lui prête une origine Aborigène, par le mot « Baroomby », signifiant « sauvage » en langue Pitjara. Une station établie en 1804 dans le Queensland, la station Baramba, aurait été abandonnée avec tous ses chevaux, d’où le nom. Enfin, certains lui prêtent une origine Gaélique (Irlande), par le terme « bromaigh » ou « bromach », signifiant « poulain ». En 1885, le magazine Once a Month suggéra que « brumbies » était un terme originaire des Galles du Sud. Le poète Banjo Paterson déclara dans l'introduction de son poème Brumby's Run publié dans le bulletin en 1894 que Brumby était le mot qui désignait les chevaux en liberté.

En 1820, on comptait environ 3500 chevaux en Australie. En 1850, ce nombre est passé à 160 000, notamment à cause de l’accroissement naturel, mais aussi à cause des besoins croissants liés à la colonisation de ce territoire. Le nombre de chevaux passés à l’état sauvage en a bénéficié de manière exponentielle.

 

Ses particularités

De par ses origines très diverses, le Brumby n’a pas un standard de race très précis. Sa taille moyenne se situe entre 1,4 et 1,5 m. On trouve des robes aussi variées que le noir, le bai, blanc, palomino, pie… Il est surtout caractérisé par une grande rusticité façonnée par son environnement et la sélection naturelle, mais aussi par son caractère très craintif.  Cela est dû notamment aux grandes campagnes d’abattages violentes destinées à contrôler leur population sous le seuil des 300 000 têtes. Les Brumbies sont en effet considérés comme une nuisance par beaucoup d’éleveurs de bétail, agriculteurs et écologistes. En effet, les troupeaux en surnombre piétinent fortement certains sols cultivables ou naturels, et entrent en concurrence avec la faune locale.

Il est vif, doté d’une grande sensibilité et d’une bonne mémoire. Une fois rééduqué, il est d’un tempérament calme.

Sur la majorité du territoire, il n’y a pas d’intervention humaine. La résistance de ces chevaux est renforcée par la sélection naturelle, influant sur son évolution intra spécifique.

Pour exemple, une étude de l’Université du Queensland sur les différents aspects du pied du cheval sauvage rapporte des évolutions sur 4 points : la forme générale du sabot, sa structure, son anatomie radiographique, l’histologie des feuillets et de la paroi du sabot. L’évolution des pieds en fonction des régions d’Australie montre une adaptation forte en fonction des distances et types de sols foulés.

 

Ses domaines de prédilection

Le Brumby n’a pas de domaine de prédilection spécifique et reste peu adapté à une spécialisation quelconque. Rééduqué, il peut cependant faire une excellente monture de promenade, de par son grand calme, et de par son endurance et sa rusticité.

Autrefois, les Brumbies capturés et rééduqués servaient aussi au travail du bétail. Ils étaient alors appelés les « waler ».

 

Découvrez les autres races de chevaux :

- Le cob normand

- Le falabella

- Le pottok

- Le connemara

- Le marwari

- Le curly

- Le shire

- Le tolfetano

- Le welsh

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